Les orientations budgétaires pour 2025 font apparaitre une stabilité de l’enveloppe budgétaire à hauteur de 4,2 milliards d’euros hors matériel roulant ferroviaire. Le périmètre est en effet modifié par l’institution d’une société publique locale (SPL) de portage des actifs ferroviaires : la Région qui devrait mandater environ 150 M€ en faveur des rames ferroviaires pourrait inscrire l’an prochain 350 M€ en recettes provenant de la SPL pour financer son besoin de dépenses sur ce poste.
Les recettes attendues sont incertaines, d’abord la recette TVA qui constitue la moitié de l’enveloppe et dont le rendement faible en 2024 est inexpliqué, ensuite les recettes liées à la consommation de carburant et au marché de l’auto. Préoccupé par l’absence de visibilité donnée par l’Etat aux collectivités locales et par la crise des finances publiques, le CESER relève l’annonce par le premier ministre d’un contrat de responsabilité.
Il renouvelle son attente à la fois de données chiffrées pour 2025 avec les explications nécessaires, notamment pour le matériel roulant ferroviaire, et d’une prospective avec scénarios pour les exercices suivants.
Le CESER souhaite des choix budgétaires fondés sur les investissements d’avenir, après évaluation des politiques, et sur la vocation de la Région à catalyser des projets grâce à une ingénierie adaptée en vue de dynamiser l’investissement.
Le compte administratif 2025
Dans un contexte géopolitique particulièrement complexe, marqué par de fortes contraintes financières, la Région présente un compte administratif 2025 qui témoigne d’une gestion maîtrisée. Malgré la Loi des Finances 2025 complexifiant l’exercice de programmation financière, la Collectivité maintient un niveau de dépenses de fonctionnement stable et dégage un volume de dépenses d’investissement important. La présentation du CA fait apparaitre d’importants changements de périmètre qui nécessite des retraitements de données. La prise en charge directe de compétences, les modifications comptables et les transferts entre sections rendent la comparaison avec 2024 difficile. Ainsi retraité, le CA présente in fine une stabilité relative, voire une légère érosion. La dépendance aux ressources nationales et la perte partielle d’autonomie fiscale rendent les finances vulnérables. La gestion devenue plus opérationnelle au niveau des transports et les lycées, modifie son rôle. Le CESER salue la solidité financière de la Région, tout en appelant à la vigilance. Il insiste sur la nécessité de préserver un équilibre entre investissement, porteur d’avenir, et soutien au fonctionnement aux acteurs économiques, sociaux et environnementaux. Le CESER souligne la nécessité d’un dialogue entre l’État et les collectivités afin d’améliorer la prévisibilité financière.