Malgré un contexte d’incertitudes particulièrement fortes pour la France, au vu des réalisations du budget régional en 2024, l’Exécutif régional entend confirmer sa stratégie budgétaire de stabilisation des dépenses de fonctionnement, de maintien à haut niveau de l’épargne brute et de l’investissement et de maitrise de l’endettement.
Un important changement de périmètre budgétaire est intervenu depuis 2025 en fonctionnement (inscription de toutes les recettes et toutes les charges) et en investissement (mise en place d’une société publique locale de portage des actifs ferroviaires) par suite de la mise en place de l’ouverture concurrentielle de l’exploitation des services TER. Le CESER attend avec intérêt la présentation du budget de la SPL actifs ferroviaires en même temps que celle du budget primitif.
A périmètre inchangé, l’hypothèse budgétaire pour 2026 est construite en stabilité totale par rapport à 2025, à hauteur d’environ 4,5 milliards d’euros. Cette stabilité se traduit à la fois en recettes et en dépenses dans chacune des sections de fonctionnement et d’investissement, malgré une contribution importante à la réduction des déficits publics à travers un gel des fractions de TVA et le dispositif d’épargne forcée du DILICO. Le CESER prend acte de cette stabilité. Il considère que les dépenses de fonctionnement peuvent être en grande partie éligibles comme des investissements d’avenir. En conséquence des décalages de dépenses d’investissement pourraient permettre de préserver les équilibres. Il souhaite aussi que l’enjeu des fonds européens soient bien appréhendés.
Quelles marges de manœuvre financières pour les collectivités territoriales en Auvergne-Rhône-Alpes ?
Le CESER s’interroge dons sur les capacités des collectivités d’Auvergne-Rhône-Alpes à arbitrer demain en faveur d’investissements pour l’avenir. En premier lieu, après un rappel sur la notion d’investissements d’avenir, le CESER s’est appuyé sur des expertises de haut niveau pour analyser la donne nationale des finances locales. En second lieu, il a examiné la donne régionale en croisant : • Les données-seules homogènes et comparables des comptes de gestion publiées par la Direction des finances publiques. • Les points de vue des élus de terrain et/ou de leurs services dans deux communautés d’agglomération et cinq départements assez différents d’Auvergne-Rhône-Alpes.