Le projet de budget primitif 2025 atteint 5,2 milliards d’euros, en intégrant un important changement de périmètre lié surtout à l’ouverture concurrentielle de l’exploitation des services TER. Hors effets de périmètre, le budget est orienté à la baisse, étant construit sur la base d’un rendement de TVA plus faible qu’escompté et d’une hypothèse de loi de finances devenue caduque mais laissant inconnues les conditions de participation au redressement des comptes publics.
Dans le contexte national d’incertitude, le CESER apprécie le principe d’un vote du budget primitif dès décembre 2024 pour apporter des points de repère aux acteurs régionaux. Il apprécie aussi de bénéficier pour la première fois d’explicitations dans le texte sur l’évolution des enveloppes de crédits. Il relève l’incidence d’un nouveau mode de financement du transport ferroviaire.
Le CESER observe que les dépenses sont contraintes par les recettes mais en préservant les grands équilibres de la stratégie budgétaire régionale.
Il souhaite que l’incertitude du contexte national soit rapidement levée. Si la Région est une Collectivité disposant de marges de manoeuvre, ces dernières sont fragiles par effet du risque de perte de confiance des investisseurs, des collectivités partenaires ou des consommateurs. Un nouveau cap politique tourné vers l’avenir est indispensable en matière de relations Etat-Région.
Le compte administratif 2025
Dans un contexte géopolitique particulièrement complexe, marqué par de fortes contraintes financières, la Région présente un compte administratif 2025 qui témoigne d’une gestion maîtrisée. Malgré la Loi des Finances 2025 complexifiant l’exercice de programmation financière, la Collectivité maintient un niveau de dépenses de fonctionnement stable et dégage un volume de dépenses d’investissement important. La présentation du CA fait apparaitre d’importants changements de périmètre qui nécessite des retraitements de données. La prise en charge directe de compétences, les modifications comptables et les transferts entre sections rendent la comparaison avec 2024 difficile. Ainsi retraité, le CA présente in fine une stabilité relative, voire une légère érosion. La dépendance aux ressources nationales et la perte partielle d’autonomie fiscale rendent les finances vulnérables. La gestion devenue plus opérationnelle au niveau des transports et les lycées, modifie son rôle. Le CESER salue la solidité financière de la Région, tout en appelant à la vigilance. Il insiste sur la nécessité de préserver un équilibre entre investissement, porteur d’avenir, et soutien au fonctionnement aux acteurs économiques, sociaux et environnementaux. Le CESER souligne la nécessité d’un dialogue entre l’État et les collectivités afin d’améliorer la prévisibilité financière.