Pour 2021, le document d’orientations budgétaires envisage une progression des dépenses réelles estimées de 85 M€. Elles sont financées largement à l’aide du remplacement de la CVAE par une fraction de TVA égale au montant de CVAE perçue en 2020, ainsi que par des crédits de relance apportés par l’Etat et l’Union européenne. Ceci permet de préserver les équilibres financiers malgré la crise du COVID 19. Le CESER relève néanmoins des informations lacunaires qui compliquent la prévision budgétaire. Il renouvelle son appel à l’évaluation des politiques régionales et à la qualité de la concertation sur la relance d’activité.
Le compte administratif 2025
Dans un contexte géopolitique particulièrement complexe, marqué par de fortes contraintes financières, la Région présente un compte administratif 2025 qui témoigne d’une gestion maîtrisée. Malgré la Loi des Finances 2025 complexifiant l’exercice de programmation financière, la Collectivité maintient un niveau de dépenses de fonctionnement stable et dégage un volume de dépenses d’investissement important. La présentation du CA fait apparaitre d’importants changements de périmètre qui nécessite des retraitements de données. La prise en charge directe de compétences, les modifications comptables et les transferts entre sections rendent la comparaison avec 2024 difficile. Ainsi retraité, le CA présente in fine une stabilité relative, voire une légère érosion. La dépendance aux ressources nationales et la perte partielle d’autonomie fiscale rendent les finances vulnérables. La gestion devenue plus opérationnelle au niveau des transports et les lycées, modifie son rôle. Le CESER salue la solidité financière de la Région, tout en appelant à la vigilance. Il insiste sur la nécessité de préserver un équilibre entre investissement, porteur d’avenir, et soutien au fonctionnement aux acteurs économiques, sociaux et environnementaux. Le CESER souligne la nécessité d’un dialogue entre l’État et les collectivités afin d’améliorer la prévisibilité financière.